Plus de 1550 espèces de mouches noires ou simulies
ont déjà été repérées
dans le monde, et il en existe d'autres qui n'ont pas encore été identifiées.
Les larves de mouches noires des diverses espèces
se développent dans toutes les eaux courantes, depuis
des suintements minuscules dont le déplacement est
presque indécelable jusqu'aux vastes cours d'eau et
chutes d'eau. Au Canada, aucun autre
diptère piqueur n'est aussi
redouté, particulièrement en juin et juillet, dans les régions
forestières du Bouclier canadien. Cette crainte peut être légitime,
car les populations de Simulium venustum peuvent y être si abondantes
et attaquer avec tellement d'acharnement que les activités de grand
air sans protection devient pratiquement impossibles.
Le traitement biologique en rivières et ruisseaux s'effectue en un point
choisi puisque le courant permet de transporter le produit sur une certaine
distance. En ce point, la quantité est déterminer selon le débit
mesuré et autres paramètres tels que : la température
de l'eau, la morphologie du cours d'eau, la granulométrie du fond, la
quantité de matière organique en suspension, la présence
de végétation et la densité des populations.
La grande mobilité des mouches noires, plus robustes et mieux adaptées
au vol que les moustiques nécessite des intervention dans un périmètre
d'environ 6 à 10 kilomètres autour des zones protégées. |